L’écoconstruction poursuit son petit bonhomme de chemin, depuis l’apparition du concept vers la fin des années 60. Mais pour arriver à concilier santé, confort et impact sur l’environnement dans le domaine du bâtiment, beaucoup de défis restent à relever
Environnement, énergie, santé. Ce sont là les trois questions essentielles auxquelles essaie de répondre l’écoconstruction, concept du bâti de demain, apparu vers la fin des années 60, et qui séduit de plus en plus de professionnels du bâtiment. De l’avis de certains architectes, au lieu d’être un empilement de technique, l’écoconstruction privilégie la réflexion globale. Un moyen aussi de remettre l’architecture au cœur du bâti et de redonner de la valeur ajoutée au métier de constructeur.
Le concept d’écoconstruction invite aussi à une réflexion sur la production des matériaux de construction eux-mêmes : faut-il faire la trappe sur tous les produits qui passent par une chaîne industrielle au profit de ceux fabriqués par des artisans locaux et ainsi recréer une économie locale grâce au bâtiment ? Si certains professionnels pensent que c’est là la condition pour qu’un matériau réponde aux exigences de l’écoconstruction, d’autres par contre réfutent catégoriquement cet argument et avancent que leurs produits respectent bien les qualités environnementales. Difficile en tout cas pour le moment de donner une définition définitive de l’écoconstruction. Et pour corser le tout, ce concept ne bénéficie pas encore de référence ni de cadre de travail précis et partagé, ce qui limite encore son développement dans un monde très technique et cadré par une multitude de normes et règlements. Beaucoup de défis restent à relever. L’enjeu étant aujourd’hui de démontrer qu’un bâtiment peut avoir un effet bénéfique sur la santé et être totalement autonome sur le plan énergétique.
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