Pour le Partenaire Européen, il décrit la tendance du marché de l’immobilier à Lille au 1er trimestre 2011.
Le Partenaire Européen : Bonjour, quelle a été la tendance du marché de l’immobilier à Lille au 1er trimestre 2011 ?
Hugues Lemaire : Les statistiques du 1er trimestre 2011 tirées de la base des avants contrats, c’est-à-dire des compromis de vente signés, donnent une indication de baisse de 6% sur le marché de maisons anciennes. Toutefois, ce chiffre n’est pas représentatif de l’ensemble du marché, puisqu’il représente une moyenne. Ainsi, le marché des ventes se maintient ou connaît toujours une lente progression, pour des prix allant jusqu’à 300.000 €.
Au-delà de ce chiffre, le marché manque totalement de fluidité. En conséquence, certains vendeurs sont contraints de consentir des baisses de prix importantes (surtout au-delà de 500.000 €) ce qui peut expliquer que la moyenne annoncée reflète une baisse, alors que dans l’ensemble le marché se maintient.
Le Partenaire Européen : L’immobilier au Nord est-il représentatif de la tendance nationale ?
Hugues Lemaire : Je pense que l’immobilier au Nord est effectivement représentatif de la tendance nationale. Ainsi, l’évolution constatée au niveau des prix de l’immobilier confirme le mouvement haussier généralement constaté sur l’ensemble du territoire national, avec un léger ralentissement en ce début d’année. Comme le reste du territoire, il est également marqué par de fortes disparités pouvant s’expliquer soit par des raisons économiques, soit encore par l’évolution marquée de ces dernières années, et je pense là notamment au marché de Valenciennes, qui après avoir connu de fortes progressions ces dernières années, connaît maintenant un ralentissement.
Le Partenaire Européen : Quel est le prix moyen au mètre carré d’un appartement ancien dans le centre historique de Lille ?
Hugues Lemaire : Le prix moyen au m2 d’un appartement ancien dans le Vieux Lille est de 3.000 €, avec 3.195 € pour un studio, et 2.632 € pour un 5 pièces ou plus.
Le Partenaire Européen : Quel budget faut-il prévoir pour acheter une maison dans la proche périphérie de Lille?
Hugues Lemaire: Pour acheter une maison dans la proche banlieue périphérique de Lille, il faut prévoir un budget de 170.000 à 200.000 €.
Le Partenaire Européen : Quels sont les quartiers d’avenir à Lille?
Hugues Lemaire : La réponse à cette question n’est pas évidente, puisque pratiquement tous les quartiers de Lille sont voués à un bel avenir. Ainsi, le centre ville de Lille et le Vieux Lille bénéficient d’une proximité avec les gares, les axes routiers tout en bénéficiant d’un cadre de vie agréable. Le secteur Vauban continue à se développer et manque de logements étudiants.
Le secteur République est toujours attrayant pour ceux qui souhaitent être au calme tout en étant à proximité du centre ville. Il devrait par ailleurs bénéficier de l’extension due au retraitement de l’ancienne gare Lille-Saint Sauveur.
Enfin, le secteur de Wazemmes est toujours attrayant pour les jeunes couples désirant réaliser leur première acquisition.
Le Partenaire Européen : L’affichage du DPE (Diagnostic Performance Energétique) est obligatoire depuis le 1er janvier sur les annonces immobilières. Cette mention a-t-elle une incidence sur le comportement des acheteurs et sur les prix de l’immobilier?
Hugues Lemaire : Nous n’avons pas noté de baisses de prix particulières de l’immobilier suite à l’affichage des diagnostics de performance énergétique. Toutefois, il est possible qu’à terme, cet affichage ait une incidence particulière sur l’évolution des prix si les mesures devaient être prises par les pouvoirs publics, par exemple par instauration d’un bonus malus comme tout cela est pratiqué sur un véhicule automobile.
Par contre, il est certain que le DPE attire l’attention des futurs acquéreurs sur les questions de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre, sensibilisant ainsi peu à peu la population à ces problématiques.
Le Partenaire Européen : La remontée des taux d’intérêt pourrait-elle changer le visage de l’immobilier dans votre ville ?
Hugues Lemaire : Bien évidemment, la remontée des taux d’intérêt pourrait entraîner un ralentissement des volumes de transaction, ainsi qu’une baisse des prix de l’immobilier.
Le Partenaire Européen : Un dernier mot ?
Hugues Lemaire : On me demande souvent si c’est le moment d’acheter. Je réponds généralement qu’il n’y a ni bon moment ni mauvais moment pour acheter. Le principal est que le produit corresponde à ce qui est recherché par l’acquéreur, et que le prix soit un juste prix qui convienne à la fois au vendeur et à l’acquéreur.
Date de mise à jour :
31/05/2011
2008-2012 L'immobilier 100% entre Particuliers. Tous droits réservés