Les écarts de prix s’accentuent


Bookmark and Share Diminuer la taille Agrandir la taille Envoyer à un ami Imprimer

CatégorieL'actualité de l'immobilier

ChapitrePrix immobiliers : actualité et évolution


A Montpellier les prix des logements sont orientés à la hausse

Si le marché de l’immobilier reste stable en France en cette fin d’année, les prix des logements font en revanche encore le grand écart. Pire même, la différence s’accentue entre les villes convoitées et les secteurs moins dynamiques.

 

Immobilier : la moyenne des prix supérieure à 2.500 € par mètre carré en France

Après avoir connu une phase d’affaiblissement conjoncturel en été, le marché immobilier s’est stabilisé en automne. Les taux d’intérêt, qui ont encore perdu de la vigueur et atteint une moyenne de 1,46 % sur 20 et 25 ans, ont soutenu les envies d’achat des Français. Dans le même temps, ceux-ci ont profité de l’allongement de la durée des prêts immobiliers (245 mois en moyenne, soit un record depuis 2008) et ont gagné un peu de pouvoir d’achat. Toutefois, ce levier qu’est l’allongement de la durée des crédits, ne pourra, selon les professionnels perdurer encore très longtemps. Cet allongement des prêts ne s’adresse qu’aux plus jeunes des acquéreurs.

 

Et pourtant, dans ce contexte, les prix n’ont augmenté en moyenne que de +0,1 % sur le territoire français. Ils atteignaient, en octobre, 2.514 €/m². Avec toujours de fortes disparités entre territoires et villes.

 

À Paris, les écarts de prix des appartements se creusent entre arrondissements

En cette fin d’année, les prix continuent d’augmenter à Paris et atteignaient 9.353 €/m² (+0,4 %) en octobre. Toutefois, comme partout en France, le territoire parisien connait des fortunes diverses. Si dans le 6e arrondissement, le mètre carré se négocie à 13.366 € en moyenne, il ne revient qu’à 7.783 € dans le 19e. Soit un prix divisé par 2. Dans le même ordre d’idée, le prix des biens connait des évolutions différentes selon la nature de ces derniers. La faute à la demande. En effet, les petites surfaces, type studios ou deux-pièces, ayant plus intéressés les acheteurs, leur prix a augmenté de +0,8 % en octobre. Ce qui porte la hausse des prix pour ces biens-là à +6,4 % par rapport à début 2018 (et seulement +3,7 % pour les appartements familiaux qui ont vécu une baisse de leur prix de -0,2 % en septembre).

 

Lyon, Montpellier et Rennes : des logements convoités, des prix immobiliers en hausse

Derrière la capitale, Lyon reste une ville très attractive et les prix des biens immobiliers s’y sont envolés de +45 % en seulement 10 ans. Le dernier baromètre du site de courtiers MeilleursAgent.com y annonce d’ailleurs une hausse de +0,5 % dans les mois derniers. Tout comme à Montpellier, ville également convoitée par les acheteurs.

 

Dans le même ordre de hausse, mais plus étonnante, Rennes est devenue depuis quelques mois « the place to be » (l’endroit où il faut être). Dans cette ville à la population jeune et aux taux de chômage de seulement 7,1 %, les prix des biens immobiliers ont augmenté de +4 % environ. Ils atteignent 2.500 €/m², un prix toujours assez bas pour faire du pouvoir d’achat immobilier des Rennais, l’un des plus hauts de France.

 

Prix de l’immobilier : Marseille et Bordeaux perdent de l’élan

À l’inverse de ces villes privilégiées par les acheteurs et aux prix immobiliers en hausse, certaines autres métropoles voient leur prix diminuer. Et c’est ainsi que se creuse l’écart entre territoires. Marseille par exemple, où les prix des habitations ont perdu jusqu’à -6 % en 10 ans. L’image de la ville, combinée aux effets de la crise de 2008, n’en finit pas de plomber le marché.

Autre ville à connaitre une baisse après avoir été portée aux nues de l’immobilier : Bordeaux. La belle Girondine a en effet vu ses prix baisser de -0,5 % en octobre 2018. Et le marché de l’investissement y connait un vrai déclin : les investisseurs sont passés de 30 % de l’ensemble des acheteurs en 2017 à seulement 15 % cette année. Toutefois, il ne faut pas oublier que, contrairement à Marseille, à Bordeaux les prix ont fortement augmenté en 10 ans avec une hausse de +43 % (+16,5 % en 2017).

 

Reste à voir si cette tendance perdurera l’an prochain. Les taux, eux, ne devraient pas remonter avant l’été 2019. Ce qui augure, selon les professionnels, encore quelques mois d’ensoleillement pour le marché immobilier avec une augmentation des prix qui ne devraient pas dépasser +1,5 % sur le territoire.

 

Publié par


Date de mise à jour : 30/11/2018

L'IMMOBILIER 100% ENTRE PARTICULIERS - Tous droits réservés 2019

Vendez votre bien entre particuliers
Créez une alerte immobilière


Annonces de  Maisons entre particuliers

Annonces d' Appartements entre particuliers

Annonces de  Terrains entre particuliers

Annonces de  Commerces entre particuliers