Un marché immobilier toujours très contrasté


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CatégorieL'actualité de l'immobilier

ChapitreL'actualité nationale


Les disparités entre province et la région parisienne

La conférence de présentation des derniers chiffres du marché immobilier par les notaires ne délivre pas de surprises. La fin de l’année 2018 s’inscrit en effet dans la continuité même si de fortes disparités sont toujours présentes sur le territoire français.

 

Un marché immobilier stable et des prix qui augmentent moins

Tout change, rien ne change : tel pourrait être la conclusion du dernier indice Notaires-Insee présenté dernièrement. En effet, le marché immobilier reste stable au troisième trimestre 2018 avec un chiffre des ventes immobilières à 956.000 sur l’année, fin septembre. Soit un chiffre équivalent à celui relevé un an plus tôt.

 

Côté prix, la tendance reste à la hausse. Celle-ci est néanmoins plus modérée que les deux années précédentes puisqu’elle se montait à + 2,9 % sur les 12 mois précédant septembre. Soit un peu plus que l’inflation. Sur l’année 2018, la hausse devrait atteindre plus de 2 %.

 

Les chiffres du marché immobilier version 2018 ne devraient donc pas atteindre les records de l’exceptionnelle année 2017.

 

Immobilier français : les disparités entre Paris et la province perdurent

Les chiffres nationaux ne disent toutefois rien des disparités présentes sur le territoire. Les notaires relèvent en effet des écarts toujours très importants entre Paris, l’Île-de-France et la province. Il faut en effet dépenser plus de 9.000 €/m² à Paris et environ 6.000 € en Île-de-France pour devenir propriétaire, soit le double qu’en province. Et ce, même si les notaires ont noté un ralentissement en matière de hausse des prix à Paris (moins de 7 % de hausse pour le 3e trimestre par rapport à l’an dernier).

 

Dans les faits, c’est entre la province et l’Île-de-France que l’écart se réduit le plus. Les prix en Île-de-France ont en effet moins augmenté que les années dernières alors qu’ils ont gagné environ +3 % en province.

 

Marché immobilier : les zones rurales toujours à la traîne

Toutefois, si les prix augmentent tant en province, c’est essentiellement parce qu’ils sont tirés vers le haut par l’immobilier des plus grandes villes. Les zones rurales, dont font partie les 30.000 plus petites communes de France, ont connu sur l’année une stagnation des prix de l’immobilier. En revanche, dans les dix plus grandes villes de province, hors Bordeaux et Nice, les prix ont encore fortement augmenté en 2018. La « France périphérique » n’attire plus et les prix de l’immobilier s’en ressentent : ils y sont inférieurs à ce qu’ils étaient il y a encore dix ans, juste avant la crise de 2008.

 

La ruralité se retrouve également dans la région Île-de-France. Et la conséquence sur les prix y est la même qu’en province. Sur les départements constituant la grande couronne (Yvelines, Essonne, Val-d’Oise) les professionnels n’ont pas noté de flambée des prix. Il faut dire que dans ces territoires, les ménages préfèrent les villas individuelles, des biens qui se vendent à perte depuis 12 ans selon le notaire parisien Thierry Delessale.

 

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Date de mise à jour : 21/12/2018

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