Conséquences climatiques et immobilier


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CatégorieL'actualité de l'immobilier

ChapitreL'immobilier des régions et départements


Maison normande en front de mer

La Normandie particulièrement concernée par le changement climatique

Les conséquences dramatiques de la tempête Xyntia ayant affecté une partie importante de la façade atlantique en 2010 ont conduit les pouvoirs publics à prendre diverses mesures en vue de compléter celles existantes en matière de prévention des risques de submersion marine. En effet, l’Etat a mis en place un plan de prévention des risques littoraux qui s’applique sur l’ensemble du territoire. 

 

La Normandie est une des régions les plus concernées par le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer. La côte normande est exposée à plusieurs types d’inondation : la submersion marine, l’inondation estuarienne, le recul du trait de côte, comme le souligne la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de Normandie. La région compte désormais huit plans de prévention des risques littoraux qui ont pour but de protéger les personnes. Toutefois, ceux-ci posent des contraintes importantes aux propriétaires. En effet, ces derniers n’ont pas la possibilité d’agrandir leur logement ou de le reconstruire s’il est détruit par la mer ce qui pourrait freiner les ventes de biens immobiliers. Le phénomène d’érosion et l’élévation du niveau de la mer sont estimés à près d’un mètre d’ici à 2100, ce qui ne devrait rien arranger.

 

Le front de mer toujours apprécié pour les résidences secondaires

Dans certaines villes situées en bord de mer comme Jullouville, les maisons se vendent rapidement. « Les acheteurs sont au courant des risques et des restrictions mais comme ce sont, pour la plupart du temps, des maisons secondaires, ils font le pari », affirme Delphine Cudelou, secrétaire générale de la chambre des notaires de l’ex Basse-Normandie. Le constat est le même à Ouistreham près de Caen où un plan de prévention multi-risques est en cours de préparation. L’existence d’un risque d’expropriation ne freine pas les acheteurs. Selon les notaires, pour le moment, les plans de prévention et les risques n’ont pas d’impact sur les prix de vente.

Sur certains secteurs où les falaises de craie reculent chaque année de 50 centimètres, les maisons situées en bord de mer ne perdent pas encore de leur valeur. Par ailleurs, peu d’entre elles sont mises à la vente. « Et dès qu’il en y a en vente, nous n’avons aucun mal à trouver des acheteurs », assure Nathalie Lethuillier-Bréant, notaire à Fécamp. Si ces intempéries n’ont pas encore d’impact réel sur la valeur des biens immobiliers, pour les scientifiques, elles représentent un réel danger nécessitant de déplacer les biens et les personnes installées sur des zones à risques. « Nous devons y réfléchir tous ensemble : scientifiques, collectivités locales, acteurs économiques, habitants », explique Stéphane Costa, professeur de géomorphologie à l’Université de Caen (Calvados). 

 

 

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Date de mise à jour : 07/02/2018

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