Les taux immobiliers battent tous les records


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CatégorieL'actualité de l'immobilier

ChapitreLa fiscalité immobilière


Les emprunteurs sont heureux

En ce mois d’avril, vendeurs et acheteurs immobiliers semblent plutôt optimistes. Il faut dire que ces derniers bénéficient de conditions d’emprunts idéales. Non seulement les banques accordent des crédits immobiliers même aux ménages sans apport, mais en plus, les prêts sont plus longs et surtout assortis de taux plus que favorables. Tour d’horizon.

 

Emprunts : des taux immobiliers plus bas qu’en octobre 2016

Tombés plus bas que jamais en avril 2019, les taux immobiliers ont pulvérisé leur niveau record de l’automne 2016. Fin mars, les emprunteurs pouvaient déjà compter sur un taux brut moyen (toutes durées confondues) s’établissant à 1,39 % hors assurances (chiffre Observatoire Crédit Logement/CSA). Un taux toujours plus haut que celui constaté en novembre 2016 (1,33 %), mais largement moins important que les 2,25 % d’octobre 2015 ou les 5,07 % de décembre 2008.

Les banques, qui profitent encore de très bonnes conditions de financement, sont toujours en phase de conquête d’une nouvelle clientèle. Elles sont pour cela, prêtes à offrir aux emprunteurs des taux inférieurs à leurs barèmes faciaux.

Et en ce mois d’avril 2019, pour un crédit sur 20 ans, le taux brut moyen s’élève à 1,50 % contre 1,55 % durant la période record de l’automne 2016. Quant au taux brut moyen sur 25 ans, il est descendu à 1,70 % contre 1,80 %.

Cette baisse continue des taux a permis une augmentation de 40 % de la capacité d’emprunt des Français sur 10 ans.

Et mieux encore, record de tous les records, un emprunteur a réussi à décrocher un taux de 0,7 % pour un emprunt sur 20 ans. Pour ce faire, ce ménage disposait sans doute de revenus conséquents et d’un apport également important. Dans les faits, ce niveau ne surprend pas les courtiers et professionnels du crédit qui s’attendent pour certains à voir apparaitre, dans un proche avenir, un taux moyen s’établissant à 1 % brut pour les emprunts sur 20 ans.

Aujourd’hui, les taux bruts moyens (hors assurances, frais annexes et garanties) s’établissent à :

  • 1,00 % pour les emprunts sur 10 ans ;
  • 1,30 % pour les emprunts sur 15 ans ;
  • 1,50 % pour 20 ans ;
  • 1,70 % pour 25 ans ;
  • 2,40 % pour 30 ans.

 

Taux immobiliers : toujours de bonnes perspectives

Le taux nul de la BCE (Banque centrale européenne) permet ces records. En effet, un taux directeur à 0 % incite les banques à prêter aux ménages puisqu’elles ne perçoivent pas d’intérêts si elles déposent leurs fonds à la BCE. Une politique monétaire qui devrait perdurer jusqu’à la fin de l’année selon les annonces de la banque européenne.

Les banques profitent également d’un taux de l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) à 0,35 % à la date du 16 avril 2019 (contre 0,74 % en janvier).

Ces bonnes conditions, tout comme l’envie de soutenir la demande de crédit, incitent les banques à augmenter la durée moyenne des prêts immobiliers. Une augmentation qui permet également aux emprunteurs d’obtenir un budget plus élevé.

Et pourtant, les courtiers ont noté une baisse de 7,3 % du montant de l’apport personnel en un an. En avril il ne s’élevait plus qu’à 14,4 % du montant total de l’achat immobilier. Plus encore, le montant moyen de l’apport personnel a chuté de 40 % par rapport à la période 2007-2014. Si l’allongement de la durée moyenne des prêts explique en partie cette baisse, il est surtout le reflet de l’arrivée massive de primo accédants sur le marché immobilier. Ces jeunes ménages n’ont pas eu forcément le temps d’épargner, mais restent, pour les banques, des clients à conquérir en priorité.

 

Immobilier : des emprunts plus nombreux et plus importants

Mieux informés, les emprunteurs sont également plus aguerris et plus aptes à négocier des conditions qui leur sont favorables. En particulier un allongement de la durée pour faire baisser leur remboursement mensuel ou pour entrer dans les clous des 33 % d’endettement.

Résultat, le nombre de crédits à l’habitat accordés a bondi de 15,8 % au premier trimestre 2019 par rapport à la même époque en 2018. Dans le même temps, le montant moyen de ces crédits immobiliers a gagné 22,9 %. En années de revenus, le coût moyen des achats immobiliers a néanmoins, lui aussi, augmenté. Il est passé de 4,1 ans en 2018 à 4,3 ans en début d’année 2019. La hausse des prix de l’immobilier en est le responsable.

Côté taux d’usure, ils s’établissent à 2,77 % pour les prêts immobiliers d’une durée de 10 à 20 ans et à 2,73 % pour ceux inférieurs à 10 ans (2,96 % au-dessus de 20 ans). Cela signifie que les personnes qui décrochent un TAEG (Taux effectif global comprenant le taux plus l’assurance et les frais) supérieur risquent de voir leur demande de crédit immobilier refusé. Cela peut être le cas des profils dits « à risques » tel que certains primo accédants, mais également les emprunteurs présentant un risque de santé.

 

Publié par Anne Maurel


Date de mise à jour : 24/04/2019

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