Prix immobilier : la fracture se creuse


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CatégorieL'actualité de l'immobilier

ChapitrePrix immobiliers : actualité et évolution


Le prix d’une maison dépend du secteur géographique

On finirait par croire qu’il n’y aura jamais de fin à ce grand écart entre les prix immobiliers dans les grandes villes et ceux pratiqués dans certaines régions. La fracture immobilière s’élargit en effet encore en France…

 

La France périphérique et la France des métropoles : pour les prix des logements aussi

Avec un mètre carré à plus de 10.000 €, les logements sont devenus pratiquement inabordables dans la capitale. À moins d’avoir un portefeuille plus que bien garni ! Et ces prix ne semblent pas vouloir fléchir. Mais Paris n’est pas la seule métropole à connaitre une hausse importante des prix de son immobilier. Bordeaux et sa périphérie connaissent également ce phénomène. En cause, une demande de logement toujours en hausse. Les Français tentant toujours de se loger au plus près des emplois des grandes villes françaises.

A contrario, certains territoires souffrent de plus en plus d’un manque d’attractivité. Et si dans les grandes villes françaises, il devient de plus en plus difficile d’acheter son logement, au cœur de « la diagonale du vide » les prix de l’immobilier sont en chute libre. Dans cette partie de la France, allant de la Meuse aux Landes, la demande ne suffit plus à soutenir le marché. Il en découle un écart de plus en plus important entre les prix des logements dans les petites villes de ces territoires et ceux pratiqués dans les grandes métropoles.

Mais si cette fracture vient en grande partie de l’économie française telle qu’elle s’est développée près ou dans les grandes métropoles, celle-ci n’est pas seule en cause. Le désinvestissement de l’état dans ces territoires a entrainé la perte de services et équipements publics, qu’il soit question de mobilité, de santé ou de culture. Et s’est ajoutée à ces problématiques, la suppression de certaines aides à l’accession qui, si elles ne réglaient pas tout, permettaient à de nombreux Français de devenir propriétaires.

 

Des prix de l’immobilier qui augmentent toutefois moins

Aujourd’hui, le prix moyen du mètre carré en France s’élève à 3.304 €/m². La hausse des prix, même si elle perdure, semble toutefois se ralentir si l’on prend en compte l’ensemble du territoire. Les prix n’ont gagné que +3,5 % entre l’été 2017 et ce début d’année 2019. C’est moins que sur la période précédente (+4,5 %). Et cette tempérance a récemment gagné le prix des appartements anciens jusqu’ici plutôt épargnés.

Même dans les villes les plus chères, les prix semblent retrouver un peu de raison. Ainsi, à Paris et Bordeaux, le mètre carré, s’il augmente toujours, gagne de moins en moins en valeurs. Il en est de même à Limoges, ville de province qui a connu une hausse très conséquente ces derniers mois. Et dans la moitié des grandes villes, les prix de l’immobilier sont même sur une pente descendante. C’est particulièrement le cas au Havre, Toulon, Grenoble, Amiens ou Brest. 

Selon les professionnels, les prix dans toutes ces villes pourraient être arrivés au niveau du « plafond de verre ». Celui au-delà duquel les habitants ne peuvent plus s’offrir un logement en relation avec leur revenu.

 

Des marges de négociation bien différentes selon les territoires

Côté marge de négociation, existe là aussi une fracture française. D’un côté les territoires où la demande est forte (Poitou-Charentes ou encore Haute-Normandie) et où les vendeurs fixent des prix souvent élevés qui se retrouvent fortement négociés. Et de l’autre, des régions et secteurs qui souffrent d’un manque d’acheteurs et où les vendeurs ne se révèlent pas « gourmands », mais où, en conséquence, la marge de négociation est très faible.

Sur la France entière, la marge de négociation actuelle s’élève à 4 % (4,7 % pour une maison et 3,4 % pour un appartement).

Que nous réserve l’avenir ? En ce début d’année, les professionnels ont noté une baisse du pouvoir d’achat immobilier des Français de 5,8 % sur un an. Le marché immobilier en subit les conséquences malgré les efforts des banques pour permettre l’accession aux crédits aux plus grands nombres de ménages. Les prévisions les plus pessimistes tablent sur une baisse de 5 % du nombre de ventes immobilières en 2019.

 

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Date de mise à jour : 01/02/2019

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